Un prêt accessible à tous les étudiants
Lancé en septembre 2008, le prêt étudiant garanti par l’Etat est un dispositif de prêt sans condition de ressources et sans caution parentale ou d’un tiers. Il est accessible à tous les étudiants de moins de 28 ans, de nationalité française ou ressortissants de l’Union européenne, inscrits dans un cursus de l’enseignement supérieur : université, école, BTS, DUT…
Jusqu’à 15 000 euros. A la rentrée 2009, comme pour l’année universitaire 2008, le ministère de l’Enseignement supérieur mise sur un fond de garantie qui permettra de financer 20 000 prêts pour un montant maximum de 15 000 euros. Sachant qu’au 31 mai 2009, seuls 3600 étudiants avaient souscrits un emprunt moyen de 8000 euros, le dispositif est encore en phase de décollage…
Cinq banques partenaires. Pour souscrire ce prêt, vous devez vous
adresser directement à l’un des cinq réseaux de banques actuellement partenaires du dispositif : les Banques populaires, le Crédit Mutuel CIC, la BRED, les Caisses d’Epargne et la Société
Générale. Le taux de l’emprunt, librement fixé par chacun de ces établissements financiers, est d’environ 4 %.
Un projet professionnel à faire valoir. Attention ! Si ce prêt est accessible à tous les étudiants quels que
soient leurs revenus – à la différence des prêts habituellement accordés aux étudiants de grandes écoles ou de filières aux débouches jugés "sans risque" - les banques se gardent le droit
de sélectionner les dossiers. Le principal critère qui sera examiné par votre banquier est la qualité du projet professionnel à financer.
Deux profils type d’étudiants concernés. Selon une étude du ministère sur les prêts déjà souscrits, ce
dispositif touche deux profils type d’étudiants. Les premiers sont âgés de 18 à 20 ans. Ils suivent des études courtes, le plus souvent à bac + 2 et sont encore logés dans leur famille.
Ils ont emprunté entre 3 et 6000 euros pour financer l’achat d’un bien de consommation qui leur assure une autonomie dans leurs études supérieures : une voiture d’occasion, un scooter, un
ordinateur… Les seconds ont entre 20 et 22 ans. Ils sont en formation à bac + 3 ou 4, logés en résidence universitaire ou en logement privé, ayant souvent un revenu tiré d’un job
étudiant. Ces prêts leur servent de complément pour financer leur vie étudiante : frais d’inscription, logement, dépenses de vie quotidienne…
Un prêt à remboursement différé. Les modalités de remboursements du prêt sont à discuter avec votre banquier.
Plusieurs possibilités peuvent être envisagées : remboursement différé, avec des échéances variables, les intérêts avant le capital… Seule obligation : les remboursements ne peuvent pas
être différés au-delà de 10 ans après la date de contraction du prêt. En cas de difficulté, l’Etat se porte garant pour chaque contractant à hauteur de 70 % du montant total du prêt, hors
intérêt. Les 30 % restant sont pris en charge par les banques. Enfin, le ministère table sur un taux de défaillance à échéance – c’est à dire de non remboursement – de 5 %, ce qui
correspond au taux constaté pour les prêts à la consommation. Reste à attendre cinq à dix ans pour voir si les étudiants sauront – ou pourront – honorer leurs dettes...
